jeudi 16 février 2012

La haute couture 2013. (1)


Je reprends mon résumé de fashion week, et je commence par le talentueux créateur libanais, Basil Soda. En arrivant devant le lieu du défilé, je remarque directement le contraste habituel avec la fashion week masculine. C’est bien simple : la moitié des acheteuses sont refaites jusqu’aux os, et perchées sur des talons de 78 centimètres avec lesquelles elles n’arrivent pas à marcher. Je clash, et j’aime ça en même temps. J’attends dans la queue standing avec Marion du blog Slanelle Style, ma maman et le sosie de Charlotte le Bon (…) sous la pluie. ENJOY IT. Mais bon, c’est marrant, on rigole. A l’intérieure, je me rends compte que l’endroit est juste immense, et qu’il y a beaucoup de monde. Ah, en fait, on était les seules à attendre dans le froid ! Pas grave. Je me mets dans un bon angle pour pouvoir apprécier les détails, et le défilé commence.

Je n’avais jamais vraiment regardé les défilés de Basil Soda, et je peux vous dire que c’est éblouissant, littéralement. Les couleurs sont très bien travaillées, les coupes sont parfaites. Les mannequins ressemblaient à des fleurs, un peu froissée mais joliment. Beaucoup de résille et de strass, du plissé avec des vestes en plastiques, comme les sacs de Jil Sander de cet été (95euros le sac plastique, ç a fait cher). Cela m’a fait beaucoup pensé à du Givenchy. Je reviendraaaaaais, Basil.












dimanche 5 février 2012

Like a model, you know.


Avant de vous parler des deux défilés haute-couture que j’ai vu, je veux vous faire partager une expérience… intéressante. Moi, Noumia, j’ai vécu la vie de mannequin pendant 5h (je sais, c’est la classe). En effet, j’ai défilé pour la marque JuneShop pendant une soirée réservée au femme, intitulée « je suis bonne, je suis une femme », parrainée par Ebony Bones, qui mixait à l'after. Dingue n’est ce pas ? Je propose de vous faire revivre ma soirée instant par instant, vous allez voir, c’est épique.




17h33.  J’arrive à La Bellevilloise, essoufflée parce que je viens de monter une pente de 346 km. L’ambiance est calme, chacun installe son stand sans faire d’histoire. Pas le temps de me poser : je dois m’entrainer à marcher avec des talons de 14 cm. Sachant que je n’en porte jamais, que je dois descendre et remonter des escaliers pendant que je défile, que je n’ai jamais défilé et que j’ai faim. ON VA RIRE.

18h.  J’ai trop faim : je me jette sur le buffet. Oui je sais, ce n’est pas poli. Mais là, j’ai juste envie de remplir mon estomac. Je commence à m’habituer lentement aux talons, mais c’est pas encore ça. Une photographe de la soirée est impressionnée ; « mais il faut être maso pour porter ses chaussures ! » C’est le cas de le dire.

18h30. Je discute avec les autres mannequins de la soirée. La plupart ont déjà défilés. Elles m’assaillent de conseils. « Surtout, garde toujours la tête droites et ne plie pas les jambes, tu peux sourire si tu veux, ne sois pas crispée, reste naturelle ! » … Non, j’ai pas la pression. Humour. Je me fais maquiller en plus.

19h. Alerte rouge. Ebony est là. Son look, déjanté et unique, comme d’habitude. Elle porte ses énormes bracelets que j’aime tant. Hanw, je veux une photo. Bon j’y vais. Non, j’ai trop peur. Cette fois ci, j’y vais ! … Nooooon, j’ai peur. Au final, j’ai bougé mes fesses, et j’ai eu ma photo. HIHIHI. Même ma mère saute le pas. Bravo.

SWAG.


19h30. Les filles arrivent. En masse. Ça papote dans tous les coins. Tout le monde me regarde bizarrement parce que je dépasse tout le monde avec mes talons. Et aussi parce que je ne suis pas encore coiffée. Help. Un de mes meilleurs potes m’envoie son soutien par sms. Merci c’est très utile, ça se voit que t’es pas à ma place - -‘

 19h31. Bon, je vais aller me gaver au stand cupcakes au lieu de stresser.

19h37. Mmmmmm, c’est trop bon.

20h. Ça fait 1h que je fais le tour de tout, je n’arrive pas à rester en place. J’en profite pour regarder le concert. Le groupe sur scène a du mal à jouer, vu que toutes les femmes bavardent encore et encore.




20h30. Une fille se fait peindre le corps pour ressembler à superwoman, c’est juste trop beau. Elle est là depuis 19h, assise sur une chaise, en culotte, et elle n’a pas le droit de bouger. Courageuse quand même.

21h. Ça commence à devenir sérieux. Tous les mannequins sont convoquées en haut pour faire le point sur qui passe en première, qui passe après elle etc. la tension monte d’un cran. Pour ma part en tout cas. J’essaye de me détendre en écoutant la musique en fond. Quand la chanson American boy (Kanye West et Estelle) passe, la loge se transforme en boite de nuit. On se croirait dans ma chambre tient.  On s’habille.




21h30. Il y a deux défilés, le premier  commence. Je passe pour le deuxième, mais je stresse quand même. Qu’est ce qui ne va pas chez moi ??

21h45. Hop, c’est parti pour le premier passage. J’ai du mal à me détendre, surtout à cause de cet escalier, qui me stresse vraiment !

21h50. QUI M’A PRIS MES CHAUSSURES LA ??????

21h50, 5. Ah, elles sont là.

21h55. Je commence à me lâcher, ça devient facile, presque amusant. Je souris. Je suis là. C’est magnifiiiiique.


Hanw, c'est moi !




22h10 Hooo, c’est déjà fini. Je me rhabille vite fais, et je vais me faire un pochoir « je suis bonne forever » dans les loges. Quand je traverse la salle, toutes ces filles ont l’air étonnée de me voir en Nike alors que je faisais 2m12 il y a 5 minutes. C’est drôle.




22h20. Fin de soirée, c’étais mon trip de mannequin. A refaire !


Merci beaucoup à Linda pour les photos !

vendredi 3 février 2012

Radio killed me.


La semaine dernière, nous étions en pleine semaine de fashion week haute-couture, oui, je sais. Mais pendant que des centaines de femmes refaites admiraient les collections automne-hiver, moi j’étais en stage de 3eme (chacun son truc) à Radio France ! Bon, les 2 derniers jours, j’étais au mouv’, soit la radio que j’écoute 29h/24 et j’ai pu découvrir de nouveaux sons, dont je n’avais jamais mais jamais entendu parler. Oui parce que je suis moins sur Hypem en ce moment (ceci explique cela).
Un petit aperçu de ce que j’ai kiffé :

1.       Le groupe Django Django. (c’est Re la mode de mettre deux fois la même chose ou quoi ? Pony Pony Run Run, Yeah Yeah Yeahs, Wet Wet Wet … Ca suffit maintenant !)
C’est très étrange. J’ai vu ce groupe répéter leur session live dans le studio 105, je ne les avais jamais vus, je n’avais jamais lu leur nom, mais maintenant, je les vois partout ! C’est de l’électro rock légèrement geek et un peu indé, c’est ça qui est  étrange ! Mais j’aime les groupes complexes. +3






2.       Childish Gambino (oui, mon mari)
Bon, lui je le connais, pas de soucis. Je n’avais juste pas encore écouté ses nouveaux titres, dont « heartbeat », qui est juste une tuerie ! Lui aussi se range un peu dans l’électro, mais plus populaire je dois dire. Même si ce n’est pas ma favorite de Childish, elle me donne quand même envie de bouger.+ 5




3.       Stuck in the sound.
Bon, là j’avoue, c’est moi qui suis nul. J’ai reçu le disque de ce groupe il y a plus de 2 mois, mais je repoussais toujours l’écoute, jusqu'à mon stage, j’ai enfin entendu, et je me suis pris une ENORME claque. Ce son, mais ce son… j'ai l'impression de descendre une montagne en moto, les cheveux au vents, avec des tonnes de tatouages sur les bras. Comme une rock star.+4



C’est à peu prés tout ce que j’ai entendu de bien depuis deux semaines. C’est tout… pour le moment. (J’ai des références de malade)

mardi 31 janvier 2012

Les hommes ont de la chance (2).


Pour ce deuxième jour de fashion week masculine, j’ai rendez vous à 10H (oui, ça fait tôt. Trop tôt peut être) pour le défilé Bill Tornade. L’avantage lors des défilés matinaux, c’est que 1. Il y a des viennoiseries, du café, de la VitaminWater, tout ce qu’il faut pour bien démarrer la journée, et 2. Il n’y a pas beaucoup de monde, vu que les fashionistas sont toutes allées à des afters de défilés le samedi soir. Elles sont fatiguées, ne viennent pas, il y a plus de places, c’est la joie. Après la pause cigarette des mannequins (très grands, très beau, avec un filet sur leurs cheveux fraichement coiffés), le show peut commencer.

Les créateurs ont visiblement étés très inspirés par les dandys chics mais rocks d’Angleterre : on retrouve des perfectos très bien ajustés et des manteaux revisités. J’ai aussi été très intéressée par les couleurs, qui varient entre le noir (encore), le bleu, le bordeaux/prune ou encore le Camel. Le slims est de rigueur, les coupes sont sobres, on est dans le classique. Le détail qui tue : le col du sous-pull en cuir qui dépasse de la chemise ou du manteau. Awesome. J’y ai même vu des mélanges d’imprimés-couleurs assez étonnant, comme une cravate imprimé panthère avec une chemise noir et un costume gris. Bref, tous les hommes élégants trouveront leur bonheur chez Bill Tornade l’hiver prochain.
Quelque chose qui m’a fait plaisir : après le défilé, j’ai été prendre le métro. Non, je ne suis pas une fille qui a honte de prendre le métro âpres un défilé, donc qui prends la navette parce qu’elle n’a pas de chauffeur. Bref c’est pas ça le sujet. J’étais donc sur le quai, quand je vois un jeune assez grand, avec une casquette sur la tête et ses écouteurs vissés sur ses oreilles. Arrivés dans la rame, il enlève sa casquette et… OH UN MANNEQUIN !! C’était un peu bizarre ce contraste. 10 minutes plus tôt, il défilait et tout le monde lui prêtait attention, et là, il prenait le métro comme une personne tout à fait normal. Swag.






Après un tour au mcdo des Champs-Elysées (oui, trop fashion, je sais), direction espace des blancs manteaux, une ancienne chapelle sublimement grande, pour le défilé Songzio.
Ce défilé, lui, n’as pratiquement rien à voir avec celui de Bill Tornade. Les manteaux sont extra-larges, les épaules tombent. Je retrouve les cols en cuirs, grosse tendance apparemment, ainsi que la couleur prune. C’est moins rock, moins « rebelle » mais j’aime le contraste des matières : cotons, velours, cuir, feutre… Du léger et du lourd en même temps. On a l’impression de se retrouver à Brick Lane en plein hiver. Une impression de punk/Goth chic qui n’est pas désagréable.





La fashion week masculine est finie, direction la haute couture maintenant !